Histoire de Germaine Belmar

 


 

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Divers

 

Mercredi.9.9.2009
Mon bonheur cest faire du dessin quand il pleut
Je réfléchis beaucoup, je n’aime pas  voir les gens malheureux. 
Si j’était une fée le monde serait autrement. il y aurait aussi moins de misère… malgré ça je ne m’ennuie jamais… j’essaie toujours de trouver quelque chose à faire. pour moi c’est une détente d’écrire ce que je ressens et ce que je pense. j’ai un besoin et un  plaisir de le faire avec beaucoup d’effort et de volonté…
je vois une lumière une réalité d’espoir dans l’amour du plus beau présent qui s’éveille dans le cœur d’un esprit parce que c’est la réalité qui réside tout près de moi,  je m’accroche très fort à la vie.

Même pour la recherche du bonheur je ne m’inquiète pas car ça vient tout seul lentement et sûrement sans hésiter… pour les années suivantes je vous donne mon cœur et mon amitié
Vous m’avez apporté du bonheur que vous dire de mieux qu’un grand merci…
J’ai tellement de choses à raconter mais ma mémoire ne me le permet pas, la vie continue et le jeu se fait tout seul il se lève et retombe sans rien changer…
Finalement je ne cherche plus la raison parce qu’elle n’existe pas…
Il y a que les bonnes pensées qui existe en moi …
Que dire de plus …
Oui que le temps est a l’orage et mon Cœur aussi. il  y a de la pluie dans ma tête c’est la tempête. Seule comme une âme en peine je traîne
ma tristesse, jusqu'au bout de la nuit.  Je dois m'habituer à ma nouvelle vie Avec la solitude comme nouvelle amie
La maison est si vide, depuis que vous êtes partis.  Je dois apprendre à vivre sans vous ,vous, qui êtes toute ma vie, Je sais que c'est normal,
Mais mon cœur a si mal. Depuis le jour de vos naissances,
je n'ai pensé qu'à vous protéger, Qu'à vivre que pour vous donner ce que je n’es pas eu. je n‘es pas su vous dire je t‘aime et pourtant, je vous aime plus que ma vie. je n'ai pas vu les années défilées. Je ne sais plus vivre pour moi, Je n'ai plus envie de sourire, Et je m'enfonce dans un grand tunnel, Où je n'arrive plus à voir  la lumière. vous aviez encore l'insouciance de votre jeunesse. Je ne sais pas comment faire? Il n'y a qu'une solution : La vie doit continuer. Même si désormais, mes matins sont chagrins. Lorsque je vois vos chambres vides, vous me dites de ne pas pleurer, Et de penser enfin à moi, Je vous promets que je vais essayer.  A vous de bâtir vos avenirs. J'ai confiance en vous, Voguer vers vos 

futurs, Construisez  vos vies au fur et à mesure, Je serais toujours là pour vous je vous aime

Germaine. B

 

Un Dimanche soir d’été en 2004
J’ai 76 ans…
MA MEMOIRE S’EVEILLE
Je rêve de mon Algérie lointaine terre de mes rêves,et de mes ancêtres.
Algérie de mes rêves.
Algérie perdue que je ne verrais plus.
Voici l’histoire de mon enfance.
Chez mes parents en Algérie nous étions,cinq garçons et deux filles moi germaine. j’étais la deuxième des sept. je suis née le 2.novembre 1928. a El’ençor. A l’age de 9 ans. Je suis allée à l’école pour la première fois. A 10 j’ai du quitter l’école pour travailler dans les champs. pour moi les études étaient belles et bien finies.
Je ne savais ni lire ni écrire.
Alors vous pouvez imaginer, une petite fille de dix ans,entrer dans le monde du travail et des adultes, C’était très dur.
Ça faisait mal de ne pas pouvoir faire comme les copines de mon age, qui poursuivaient leurs études. Pour arriver à affronter la vie d’adulte.
Mais la triste réalité de vie est comme cela.
Le temps passe. les années aussi. Un matin de printemps j’avais 19 ans, j’ai fait la rencontre d’un très beau jeune homme Gilbert Belmar 21 ans, né le 5 septembre 1926 à bou-sfer département d’Oran. Ce jeune homme,était d’une gentillesse incroyable, travailleur, fort et très courageux. Nous sommes tombés amoureux, et le mariage à scellé notre amour. Nous avons eu 3 superbes enfants en Algérie 2 filles et un garçon.
Voici que la roue de la vie a tournée très vite.
Le sort s’est acharné contre nous, Gilbert subit un grave accident,
Les deux mains écrasées dans un treuil de chantier. Nous n’avions plus d’argent, comment faire face?
Les terribles évènements nous ont contraint à prendre la décision de nous séparés de notre terre natale définitivement, il fallait faire vite.
Le premier avril Gilbert quitte l’Algérie, pour chercher du travail en France.
Enfin une bonne nouvelle, malgré ses mains abîmées, il trouve du travail aux mines de potasse d’alsace. une région inconnue pour nous.
Le 2juillet 1956 j’embarque a mon tour avec mes trois enfants. nous n’avions qu’une petite valise pour bagages, la traversée c’est très bien passée. Mais une fois arrivé à destination. Sur le quai de Marseille Gilbert n’était pas la !
Angoissée terrifiée, perdue je ne savais où aller. tout était si différent de chez nous.
Une gentille institutrice, qui avait fait la traversée avec nous, me donne 1 franc pour prendre l’autocar en direction de la gare. Une fois arrivée avec mes enfants a la gare, je cherche désespérément mon Gilbert tout en faisant attention de ne pas dévoiler mon état d’anxiété à mes enfants.
Nous étions sur le quai quand soudain une main saisit mon épaule, oui c’était lui,il nous cherchait désespérément et a fini par nous trouver, imaginez le soulagement. arrivés en Alsace nous étions chez Guy le frère de mon mari. Ce n’est que six mois plus tard que nous nous installons dans notre premier appartement. le casino était un foyer vétuste et très insalubre, le froid que nous ne connaissions pas, nous a surpris c’était terrible. nous avions un vieux fourneau à bois, dont le tuyau traversait un carreau de fenêtre cassé nous servait de chauffage. Les souris. et même des porcs entraient dans notre cuisine car la porte était complètement cassée. mon petit Christian avait un petit matelas, et nous nous dormions à même le sol. La chaleur, le soleil, les plages, de notre terre natal occupaient nos pensées nostalgiques. La misère était toujours là. Grâce à la détermination le courage de Gilbert, nous sommes parvenus à construire un joli patrimoine.
Nous sommes toujours en Alsace au pays du froid, la misère, la pauvreté. Ne sont pas venus à bout de l’amour de notre petite famille.
Nous sommes très heureux, avec nos 3 enfants,12 petits enfants 15 arrières petit enfants….il y a 8 ans aujourd’hui que je sais lire écrire grâce à mon ordinateur. mon fils Christian mon petit fils Philippe et Didier mon filleul, m’ont beaucoup aidé… Bravos papa Gilbert et maman germaine nous avons bien travaillés nous sommes très heureux et riche en famille


                                     

Germaine belmar et sa machine infernale…

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Souvenirs de mon passé de jeunesse j‘avais 11 ans.
Un ange me guide! Je suis née le 2.11.28.
Algérie perdue que je ne reverrais plus…
Eh! oui j’ai des problèmes de santé qui ne me permettent plus de voyager. je ne pourrais plus voir ce magnifique pays auquel je pense toujours. Avec mes enfants on en parle beaucoup surtout depuis que j’ai reçu le super site de Rech Marcel, par Francis Ruano que je remercie profondément de tout cœur. je revois par enchantement tous mes souvenirs la bas de l’autre côté de la mer. Le ciel toujours si bleu parfois avec des nuages blanc comme neige. Sur cette terre inoubliable ces beaux palmiers d’une superbe beauté incroyable,j’ai eu envie de refaire un autre bout de mon passé. Avec mes parents, frères et sœurs. Nous avons vécus pendant un grand moment a la ferme de Mr René et Roger Edelin a 3 kilomètres de bou-sfer où mon père était commis et s’occupait de tous les travaux. La mer n’était pas très loin de la ferme c’est à- dire à un kilomètre, je me souviens très bien que quand mes parents avaient fini la dure semaine de travail, quand le samedi arrivait Mr Edelin donnait à mes parents une carriole et un cheval pour qu’on puisse partir à la mer le week-end. Nous partions touts contents…
Avec nos parents, mon père joseph quessada
ma mère Rosette , 1.mon frère ainé Manuel, 2 moi germaine, 3.joseph, 4-Mathieu, 5-Clement, 6- Antoine, 7- ma petite sœur Rose, pareille a une fleur voilà! Toute ma petite famille que j’adore, quand nous arrivions à la mer, mon père installait une grande toile de tente pour le soir. C’était formidable. On s’amusait comme des petits fous, sur ce sable doré très chaud mon père allait dans l’eau pour chercher des oursins, ma mère des arapèdes.
Nous avions du bon pain que ma mère faisait elle-même. Oh lala comme tout cela était bon ! Le dimanche à midi nous avions une bonne paella faite par ma mère,puis l’après-midi vers 17h on pliait baguages pour le retour à la maison. C’était super! Nous étions si contents d’avoir passé un si bon week-end qu’on se mettait à chanter la coucaratcha tout le long du chemin. Après 17 ans de travail a la ferme, mes parents ont décidé de partir habiter à bou-sfer, un petit village magnifique, avec presque 2.000 habitants à 21 kilomètres d’oran. Mes parents
avaient économiser assez pour pouvoir s’acheter un joli troupeau de chèvres, quelques moutons, 4 vaches une carriole un cheval. Tout allait très bien jusqu’au jour ou tout bascule en 1962 !!! Mon histoire se finie ici pour aujourd’hui il y aura peut-être une autre si la mémoire me le permet.
Germaine. B.

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Une Photo de Karaté de son fils Christian avec ses filles